dimanche 29 juillet 2012

Ethique médicale interculturelle

Voici un livre mettant l'éthique au centre de la réflexion dans les domaines médical et culturel :

"Si l'éthique est l'attention portée à l'Autre, cette attention qui met en cause et questionne soi-même au regard de l'Autre, peut-on poser des principes éthiques universels qui laisseraient ou risqueraient de laisser hors champs une pratique éthique individuelle au nom de l'opportunisme ? Peut-il même exister une théorie éthique ou une éthique théorique qui s'appuieraient sur des valeurs de référence universelles fondant la déontologie primaire du "Soigner l'Autre" ?

Réflexions, issues d'un colloque tenu à Lyon en 2004, sur l'exercice de la médecine confronté à des choix difficiles face à des contraintes culturelles d'ordre psychologique, relationnel, économique et juridique.

Découvrir la Collection : Cultures et Médecines
Quatrième de couverture :

L'OEil, Observatoire d'Éthique Interculturelle de Lyon, a pour objectif de préserver la dimension éthique de notre société démocratique et pluraliste dans son approche de l'homme. De nouveaux savoirs et techniques, le dynamisme de la recherche scientifique, les forces du marché, le souci de juste allocation des ressources, ainsi que les demandes de la société, mettent les acteurs des systèmes de santé dans des situations confuses. Cet ouvrage est le premier témoignage des rencontres et des recherches décidées par ces auteurs venus d'horizons divers, engagés dans l'ensemble du monde francophone à partir de Lyon où se sont tenues les Premières Journées internationales francophones d'Éthique interculturelle, en 2004. Pour les auteurs de cet ouvrage, l'humanité peut mieux se constituer en s'ouvrant sur le différent, sur le multiple. Par regards croisés, ils questionnent la place relative du progrès, abandonnant le mythe simpliste selon lequel seul le progrès techno-économique entraîne les progrès sociaux, politiques et moraux... Au contraire, ils adoptent les principes d'incertitude et de complexité. Ils s'interrogent sur l'éthique interculturelle résultant d'une interaction à géométrie variable entre nos appartenances à différents groupes humains - culturels, sociaux, professionnels... sur le bon usage de la vie qui peut présupposer d'avoir en tête un archétype de la vie humaine, une vie exprimée dans sa plénitude. Certaines cultures ont exalté le héros, le chevalier ou le saint, avant de mettre en avant l'homme engagé ou l'entrepreneur accompli. Ils partagent la conviction que l'univers, la vie en général et la vie humaine en particulier ne sont pas des réalités monolithiques, mais résultent de l'interaction entre des polarités apparemment opposées, mais complémentaires. En effet, chaque être humain résulte des relations tissées avec l'Autre, s'enrichissant personnellement à travers chacune d'entre elles, s'ouvrant ainsi progressivement à toute l'humanité dans sa diversité. Nous construisons notre singularité en fonction de notre ouverture sur l'universel. Ce livre multidisciplinaire intéressera médecins et autres soignants, philosophes, spécialistes des sciences humaines et de l'éducation, des sciences exactes, voire responsables politiques.

Florilège : 

"Milles exemples en donnent l'occasion. Le Japonais considère scandaleux un prélèvement sur un corps humain aux fins de greffe, bien qu'à son égard, laisser mourir sans aide un être humain soit également un scandale..."

Les médecins partagent leur savoir par le biais des publications... et l'on parle encore de l'éthique...

site de Rédaction Médicale et Scientifique

Voir aussi l'article de ce blog du 12 juin 2012, sur la médecine traditionnelle malgache.

dimanche 22 juillet 2012

samedi 14 juillet 2012

De la possession à l'hystérie


Voici une publication du Dr Claire Mestre qui ne manque pas d'intérêts.
plus d'informations sur l'article
Résumé : 
Le diagnostic d’hystérie est communément utilisé dans un service de médecine à Toamasina (Madagascar), où l’auteur, médecin et anthropologue, a fait une enquête. Cet énoncé, exclusivement hospitalier, l’hystérie, prend souvent le relai de tromba, désignant la possession et ses manifestations. À partir d’une situation clinique et de la reconstruction historique du terme médical hystérie, l’auteur analyse comment l’univers incongru de la possession, est remplacé brutalement par le terme hystérie, qui recouvre des représentations péjoratives de la femme. Ainsi, loin d’aider à la compréhension d’un désordre psychologique, il sert à préserver l’identité professionnelle des soignants, mise en difficulté par l’irruption des représentations populaires, dans un contexte global de crise.

samedi 7 juillet 2012

Formation médicale continue à Madagascar

S'il y a un métier où la mise à jour des connaissances doit être une exigence personnelle permanente, c'est bien celui de médecin.
Les praticiens malgaches disposent d'un site pour ce faire :


accéder au site "Les confrères de Mada"
Dorénavant, ce site figure aussi sur les préférés de ce blog. 

dimanche 1 juillet 2012

Cours de physiologie des années 50

Les étudiants en médecine des années 50 à Befelatanana disposaient de polycopiés comme aides pédagogiques.


Evidemment, les prises de notes en amphithéâtre complétaient leur formation.


notes de J. Charles Ramarlah (promotion 1953)

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Mise à jour ce 18.07.2015 :

   Pour ce qui est des cours d'anatomie, les femmes ne sont pas en reste comme nous le montre les photos de ce blog. 

(source)
  Effectuer des dissections en grande robe à frou-frou faisait partie du quotidien des étudiantes en médecine


lundi 18 juin 2012

Hippocrate ? Connais pas !

"Toy ny saonjo iray lohasaha, ka tsy ilaozan' izay mamarara."
"Dans un champ d'arums, il y en a toujours quelques uns qui ont des taches."
Parmi un grand nombre d'individus ou dans une communauté, il y a toujours quelques brebis galeuses
Proverbe n° 142 (page 12)  "Ohabolana ou Proverbes malgaches" J.A Houlder  - Imprimerie luthérienne  Tananarive 1960 

Cette mise en garde exclut tout amalgame. Sauf exception, les médecins ont une conscience fidèle au respect du fameux serment du maître Hippocrate, qui d'ailleurs, diffère d'un pays à un autre et d'une époque à une autre.
Par exemple, voici celui de l'Ordre français des médecins de 1996  :
« Au moment d'être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité.
Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité.
J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.
Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Admis dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.
Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.
Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.
J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité.
Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j'y manque. »

Publication byzantine du XXIIe siècle du serment
Et comme l'exception confirme la règle :
  • La triste actualité en Syrie, invite à briser le silence. Le docteur Bachar el-Assad, a choisi la spécialité d'ophtalmologie car il ne supportait pas le sang, d'après ses dires... Qu'en penser de ce qui se passe au Moyen-Orient en 2012 alors ?






  • Le nazisme aussi était un vivier de parjures, entre autres, le docteur Mengele. (voir l'excellent article sur les médecins allemands de 1939-1945)
  • Pour les autres cas, qui de mieux qu'un médecin pour en parler ? Le Dr Marc Zaffran traite le sujet, sous le pseudonyme de "Martin Winckler".

écouter l'émission ou lire le texte de sa chronique
J'espère que ces horreurs ne se produiront pas à Madagascar.

Alors, à titre prophylaxique, pourquoi ne pas (re)lire la charte d'EXMED afin de :
  • "Retrouver la confiance"
  • "Restaurer la conscience"
  • "Renforcer la compétence"
lire la LEM n° 532
voir aussi l'article du 30 mai 2012.
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Mise à jour ce 08.07.2015 :
   Encore étudiants, certains bafouent déjà l'éthique :
(lire l'article)

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Mise à jour ce 15.07.2015 :

   Voici une émission qui ne manque pas d'intérêts. Elle fait partie d'une série sur la "promesse", dont celle de guérison :


   "Il y a deux siècles, la promesse de santé génère un débat intense. La médecine moderne doit-elle se résumer à promettre la science sans promettre la guérison, et rester strictement dans le champs de la science académique ?
C'est dans les années 1830 qu'apparaissent deux innovations importantes : l'homéopathie et le magnétisme animal.

   Dans la foulée, le Docteur Claude Bernard fonde la nouvelle médecine expérimentale, et développe la médecine de laboratoire qu'il approfondit dans les années 1860.

   Il nous dit : la médecine expectante, qui laissait jusque-là la nature agir, cette médecine qui attend que la nature fasse son oeuvre, est morte. Pour des raisons morales. le médecin doit aller sur le terrain et s'aligner sur le désir de guerison du patient. Il veut que le médecin agisse. La médecine devient alors concurentielle et doit accepter de répondre au besoin naturel des patients d'être trompés. 

   Ainsi, le bon médecin doit promettre la science : il lui faut proposer la guérison. Voilà qui change profondément l'esprit même de la médecine.

   Elle va d'ailleurs être aidée par l'émergence d'une pharmacie performante, grâce à l'arrivée d'innovations révolutionnaires, telles que la morphine et l’aspirine.

   C'est à partir de là que la médecine moderne s'inscrira petit à petit dans une optique de promesse sociale.

  Claude Bernard pensait aussi que la promesse de santé ne devait plus s'inscrire dans la simple guérison individuelle mais dans un besoin beaucoup plus global de sanitarisition de la société, proprement au moment même de l’émergence des pratiques industrielles, qui vont générer de nouvelles maladies jusqu'ici inconnues..."

(écouter l'émission)




dimanche 17 juin 2012

Banque de données

Voici un site intéressant pour les praticiens et autres curieux.


se connecter
Par exemple, le technicien de laboratoire désirant calculer la clairance de la créatinine : 


accéder  à l'utilitaire de calcul


Dorénavant, il sera en permanence parmi la liste des sites et blogs appréciés.